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CanalScan
Un raccordement de branchement vu de l’intérieur d’une canalisation chemisée, l’ouverture recoupée nettement dans la résine claire

Conseils · 2 octobre 2026 · 7 min

Entreprise de chemisage de canalisation : la juger sur pièces, nous compris

Cent soixante-dix recherches par mois, 2,72 € le clic, et un indice de concurrence de 0,79 : une requête disputée par des entreprises qui affirment toutes la même chose. Voici les documents qui départagent, et que vous pouvez nous demander comme à n’importe qui.

Un chemisage est un ouvrage invisible : une fois posé, personne ne le verra plus, et ses défauts se révèlent parfois longtemps après. Choisir l’entreprise revient donc à choisir des preuves, pas des promesses. La grille qui suit ne demande aucune compétence technique : elle demande des documents, et une entreprise sérieuse les a déjà, parce qu’elle en a besoin pour travailler.

Pourquoi les mots ne suffisent pas ici

Sans tranchée, garanti, certifié, agréé : ces mots figurent sur toutes les pages, y compris celles d’entreprises qui ne possèdent ni camion ni robot et qui revendront votre chantier. La logique est la même que pour l’hydrocurage, détaillée dans l’article sur le choix d’une entreprise d’hydrocurage: le matériel dit la vérité, et les pièces disent le reste. Sur un chemisage, le poids des pièces est encore plus grand, parce que l’objet du contrat disparaît dans le mur le jour de la pose.

Pièce une : le rapport caméra avant, avec métrages

Aucun devis de chemisage ne devrait exister sans une inspection préalable, avec vidéo remise et métrages depuis un point nommé. C’est sur ce document que se lisent le diamètre, la longueur, les coudes, les piquages et les défauts, donc tout ce qui fait le devis. Demandez-le. S’il n’existe pas, le devis a été établi sans voir la conduite, et il se corrigera sur place. S’il existe mais qu’on ne vous le remet pas, demandez pourquoi. Ce que ce rapport doit contenir est décrit dans l’article sur la lecture d’une vidéo d’inspection.

Pièce deux : la fiche technique de la gaine et de la résine

La gaine a un fabricant, une composition, un domaine d’emploi en diamètre et en température ; la résine a une nature, époxy, polyester ou vinylester, une fiche de sécurité et une fiche technique qui précise ses conditions de mise en œuvre et de durcissement. Une entreprise qui pose ces produits les connaît et peut vous remettre ces fiches. Celle qui répond « une gaine classique » ou « une résine standard » ne vous cache peut-être rien, mais elle ne vous donne rien à vérifier non plus, et vous signez sur sa parole.

Pièce trois : la méthode de polymérisation, écrite

Eau chaude, vapeur, ultraviolet ou température ambiante : demandez laquelle, avec quel équipement, et comment la température ou l’exposition est contrôlée et enregistrée pendant la prise. Ce contrôle est la seule protection contre le défaut le plus grave du procédé, la gaine mal durcie. Une entreprise équipée sait répondre en une phrase, parce qu’elle le fait chaque semaine. Une entreprise qui hésite ne polymérise peut-être pas elle-même.

Pièce quatre : la garantie et l’assurance, écrites, puis vérifiées

Un chemisage est un ouvrage, et les ouvrages relèvent en France de régimes de garantie et d’assurance qui ont leurs conditions, leurs durées et leurs exclusions. Nous ne les détaillons pas ici : ce qui compte pour vous est d’obtenir, par écrit et avant signature, la garantie que l’entreprise applique à son ouvrage, ce qu’elle couvre, et l’attestation d’assurance qui la porte, avec le nom de l’assureur, le numéro de police et sa période de validité, puis de vérifier auprès de cet assureur que le contrat est en cours et couvre bien cette activité. Une attestation se vérifie, elle ne se croit pas. Ce contrôle prend un appel et vaut pour n’importe quelle entreprise, la nôtre comprise.

Pièce cinq : le rapport caméra après, et sa remise

Le contrôle final est la seule preuve d’un ouvrage que vous ne verrez jamais. Il montre la continuité de la gaine, l’absence de plis et de zones molles, et chaque piquage rouvert proprement. Exigez qu’il soit prévu au devis, avec remise de la vidéo et d’un rapport écrit. Une entreprise qui s’y engage avant d’intervenir accepte d’être relue ; celle qui le propose « si vous voulez », ou en supplément, vous dit qu’elle préférerait ne pas l’être. Ce rapport a aussi une valeur future : il date l’état de la conduite, et c’est lui qu’on ressortira en cas de sinistre ou de vente.

La question de la sous-traitance

Une entreprise peut sous-traiter tout ou partie d’un chemisage, et ce n’est pas en soi un défaut. Ce qui l’est, c’est de ne pas le dire. Demandez qui vient : le nom sur le devis, le nom sur le camion et le nom sur l’attestation d’assurance doivent se correspondre, ou la sous-traitance doit être écrite, avec les pièces du sous-traitant. Trois noms différents sans explication racontent une chaîne dans laquelle votre chantier a été revendu, et dans laquelle personne n’a vu votre conduite avant de la chiffrer.

La grille appliquée à nous-mêmes

La caméra passe avant tout devis et la vidéo vous est remise. Il faut nommer la gaine, la résine et le mode de polymérisation sur le devis, avec les fiches sur demande. Nous prévoyons le contrôle final et son rapport dans toute proposition. Pour la garantie et l’assurance, demandez-nous les mêmes pièces qu’à n’importe qui, et vérifiez-les auprès de l’assureur avant de signer : la page qui dit qui nous sommes indique où les trouver. Si l’inspection montre que la conduite ne se chemise pas, contre-pente, effondrement, section disparue, nous l’écrivons et nous ne proposons pas de chemisage. C’est ce que déclenche une demande de diagnostic, et c’est sur ces pièces que nous demandons à être jugés.

Demandez-nous les pièces

Vidéo avant, vidéo après, fiche technique, méthode, garantie écrite : à demander avant tout engagement.

CanalScan est une référence indépendante sur l’achat de travaux de canalisation. Elle n’inspecte rien, ne cure rien et ne chemise rien. Elle explique ce qu’un passage caméra doit montrer, pourquoi la vidéo doit vous appartenir, et ce qu’il faut exiger avant qu’un devis existe.